Piraterie en Méditérranée orientale

Publié le par Typhoon75

 

Les israéliens auraient opté pour un acte de piraterie en mer pour arrêter une flotille humanitaire européenne initiée par une ONG turque voulant rompre le blocus de Gaza.


La flotille d'aide humanitaire à destination de la bande de Gaza, englobant sept navires sur lesquels ont pris place près de 700 personnes en provenance d'une quarantaine de pays se dirige, aujourd'hui 30 avril 2010, vers les limites des eaux internationales de la bande de Gaza, soumis à un blocus strict de la part d'Israël depuis 2007.  Du côté israélien, c'est l'alerte générale tant au plan diplomatique que militaire puisque la plupart des experts estiment que la bataille se livrera sur le plan de l'image, terrain sur lequel Israël risque très gros, étant déjà très mal vu par la communauté internationale depuis les atrocités de la guerre de Gaza.


Il est à rappeler que les israéliens ont multiplié des communiqués dans lesquels ils tentent d'assimiler l'ONG turque à l'origine de cette initiative ainsi que l'ONG Free Palestine à des organisations terroristes.Des facilités ont été aménagés au niveau du port d'Ashdod ou Asdod, au Sud d'Israël pour l'internement, la fouille et l'interrogation des militants humanitaires avant leur rapatriement.


Des navires affrêtés dans cette mission humanitaire essentiellement européenne, on compte un navire de type cargo, acquis par des fonds algériens ainsi qu'un navire koweitien.


La bande de Gaza demeure soumise à un des plus durs blocus de l'histoire par Israël et son allié régional, l'Egypte depuis la pris du pouvoir du Hamas dans cette enclave en juin 2007. Un blocus ponctué quotidiennement par des raids aériens visant ce qui demeure des infrastructures et les populations ainsi que des tirs sporadiques de sniper.


Depuis trois jours, les communications entre les militants associatifs étrangers à bord des navires de la flotille humanitaire-dite flotille de la liberté- et l'ensemble du monde sont brouillées par les israéliens. On impute également aux services secrets israéliens plusieurs tentatives d'infiltration et le sabotage 'au moins deux navires.


Un acte de piraterie en Méditerranée orientale commis par Israël embarasserait peu le gouvernement extrémiste de Tel-Aviv mais l'isolerait encore plus sur la scène internationale, notamment après l'appel de la Conférence de révision du Traité de non-prolifération nucléaire à un proche-orient dénucléarisé où Israël a été évoqué comme étant le seul pays qui refuse l'adhésion au Traité et à refuser toute inspection internationale de ses sites nucléaires.

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