La Chine se prépare à l'assaut de la lune

Publié le par Typhoon75

La décision du président américain de renoncer à un retour des astronautes US sur la lune presque un demi-siècle après l'alunissage historique du module lunaire "Eagle" de la mission "Apollo XI" en 1969 ouvre la voie à d'autres pays comme la Russie mais également la Chine, l'Inde et le Japon. 


Cependant, c'est la république populaire de Chine qui s'intéresse-discrètement mais sûrement, à notre satellite naturel. Outre le rôle qu'occupe la lune dans l'histoire, la culture et les mythes chinois, une éventuelle mission lunaire donnerait à Pékin les moyens de renforcer le prestige national et par ricochet, la cohésion intérieure du pays mais également s'affirmer d'une manière définitive comme une puissance de premier ordre.


A l'inverse du programme spatial US et à moindre mesure européen, le programme chinois-assez récent puisque le premier satellite chinois Dong Fong Hong 1 a été lancé le 24 avril 1970-  se caractérise par sa sobriété et sa simplicité. L'usage de technologies relativement obsolètes mais éprouvées a permis à ce pays d'envoyer un homme en orbite (taïkonaute) et de développer toute une gamme de lanceurs fiables et robustes (la série Longue Marche ou Shang Zheng).


Empruntant aux russes leur conception du cargo orbital polyvalent et méditant l'échec des navettes américaines (Spaceshuttle), les chinois sont en train de mettre les dernières touches à leur lanceur de la prochaine génération, Longue Marche V.
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Ce lanceur devrait assurer à la Chine une présence continuelle en orbite basse pour les trente à quarante ans à venir. Selon l'Agence Chine Nouvelle, le lanceur Shang Zheng-5 sera prêt en 2014 et se distinguera par sa fiabilité et son faible coût de production. Ce sera surtout une étape importante pour la Chine dans la maîtrise des vols orbitaux, prémisse à une exploration plus lointaine avec pour objectif premier: la Lune.
 
 

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