Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 21:05
Il ne fait plus aucun doute que l’ancienne relation dialectique, implicite et tenace liant le fait religieux au fait politique soit exploitée en tant qu’outil conceptuel par différents acteurs globaux à des fins géopolitiques selon un agenda complexe faisant appel à divers méthodes assimilées à la propagande, la guerre psychologique et la manipulation, et dont les relais varient avec les innovations technologiques en matière de communication et d’information. La notion de laïcité dans son acception moderne, en somme assez récente n’y change rien face à la politique de puissance des États ou des acteurs de l’économie globale, lesquels perçoivent les religions sous un angle marchand (d’où le marketing religieux assez net dans le crédo des églises évangélistes) ou bien comme un ensemble de valeurs hostiles à la culture du marché. Ce qui est le cas de l’Islam pris dans son acception fondamentale, par essence antimatérialiste et donc contraire à l’idéologie du libéralisme postmoderne. Dans ce qui suit, nous examinerons uniquement ce cas et son aboutissement actuel caractérisée par l’apparition un néologisme (Islamophobie) pour qualifier une situation entamée par la création d’une Fitna dans le dessein d’y susciter l’implosion du monde musulman pris dans sa dimension géostratégique et dont les causes seraient en partie induites par la restructuration des paradigmes intervenus au lendemain de la fin du clivage idéologique Est-Ouest et la tentative d’instaurer unilatéralement un nouvel ordre mondial dans un contexte marqué par le renouveau du fait religieux. Indubitablement, toutes les religions ont fait ou font l’objet de manipulations à des fins politiques. D’autant plus lorsqu’il s’agit des religions monothéistes adhérant des milliards de personnes. Nous éviterons ici d’évoquer les innombrables théories du complot à ce propos mais ne manquerons pas de rappeler la manipulation du Judaïsme par le Sionisme à des fins politiques (malgré l’antithèse évidente entre eux), ou l’exploitation et l’instrumentalisation par certains États des conflits confessionnels dans lesquels sont impliqués des minorités chrétiennes dans des pays non chrétiens ou entre communautés confessionnelles dissemblables à des fins de pression ou d’hégémonie. Cette instrumentalisation relève d’une logique de puissance et fait partie de la panoplie de combat dont dispose ce qu’on appelle l’ « Occident » contre le reste du monde. Cependant, les conflits confessionnels sont également utilisés par nombre d’Etats à des fins de domination politique interne, de maintien d’équilibre, de leviers du pouvoir et même de faire valoir et d’alibi auprès de l’opinion internationale. Il est remarquable d’observer que depuis le 11 septembre 2001, la perception de l’Islam et de ses cultures ait grandement changé auprès des opinions de la plupart des pays occidentaux sous l’effet des médias et leur battage médiatique ininterrompu autour du thème de l’Islam combattant. Assimilé à la violence, au terrorisme et à l’intolérance, son image n’a cessé de se dégrader, phénomène aggravé par l’enlisement Afghan et certains comportements des sociétés où l’Islam est majoritaire. Ainsi, et pour ne citer que cet exemple parmi tant d’autres, la crise aigüe de bigoterie ayant affecté une partie de la communauté musulmane de France- que certains y voient comme une réaction de repli face à une mondialisation débridée et sans repères- a accentué les sentiments de rejet et de haine chez une partie de la société française et la montée de l’extrême droite dans ce pays et chez tous ses voisins. La thèse du choc des civilisations, apparue pour la première fois dans un article publié dans la revue Foreign Affairs en 1993, soit juste au lendemain de la seconde guerre du Golfe reprend globalement des idées manichéennes et mécanistes assez ancienne d’un Orientalisme non neutre de la tendance d’un Bernard Lewis, spécialiste du monde musulman et plus particulièrement de l’empire Ottoman et de la Perse, mais dont les sympathies envers le Sionisme étaient manifestes. Or, ce manichéisme de confrontation fut mis à contribution pour nuire à toute une culture et pas des moindres. Tout en cachant les véritables enjeux aux opinions du mode dit libre. Ce mouvement s’accentua et s’accéléra après le Sommet de Durban contre le Racisme tenu en 2000, jusqu’à aboutir à une véritable stigmatisation de l’Islam à la faveur des évènements du 11 septembre 2001 et des guerres qui s’en sont suivies en terres d’Islam (Afghanistan, Irak, Sud-Liban, Gaza, Pakistan septentrional, Yémen, Somalie, etc.). Comme pour donner du contenu à la fameuse formule de Samuel Huntington sur « les frontières ensanglantées du monde musulman » Il est paradoxal de constater aujourd’hui que la perception de l’Islam soit chargée d’une forte connotation péjorative dans la plupart des pays d’Europe (y compris en Europe de l’Est) alors que ce n’était pas le cas il y a peine vingt ans. Cette situation n’a rien de fortuit : elle est le produit d’une vaste et intense propagande multi-vectorielle et globale visant à nuire délibérément à l’Islam. La révolution islamique iranienne et ses dérapages constituèrent un des catalyseurs de cette propagande qui ne cessa de prendre des formes diverses jusqu’à aboutir à ce que l’on appelle désormais le phénomène d’islamophobie. Les tentatives de manipulation de l’Islam remontent loin dans l’histoire et se sont déclinés suivant deux axes : le premier dans le sens d’une récupération de l’esprit fédérateur et mobilisateur de l’Islam et sa portée messianique ; c’est le tropisme britannique en tentant d’instrumentaliser le concept du Mahdi (Messie ou guide dans un sens prophétique) à des fins impérialistes-ce qui sera repris bien plus tard un peu différemment par les Américains en soutenant le Djihad Afghan contre l’Union Soviétique. Quand au second axe et de loin le plus insidieux, c’est celui de faire imploser l’Islam de l’intérieur en y recréant un état de Fitna (guerre civile) permanente ressemblant à celle du schisme primordial de l’Islam survenu au temps des premiers Califes et à l’issue duquel la doctrine orthodoxe se scinda en plusieurs courants dont le Chiisme. C’est la méthode privilégiée des sionistes depuis l’apparition de ce mouvement en tant qu’organisation structurée et, actuellement, de leurs alliés ultraconservateurs. De fait, l’apparition de l’Islamisme, d’abord avec les frères musulmans immédiatement après l’abolition du Califat Ottoman, et son évolution ne représenta pas un danger imminent jusqu’à l’exploitation de ce phénomène par des officines obscures, lesquelles l’ont recadré et réorienté afin de saper les fondements mêmes des sociétés musulmanes; la thèse selon laquelle le Salafisme (ou la doctrine du retour aux sources, soit l’Islam des origines, initialement une revendication légitime) aurait été récupéré pour devenir un pur produit des services spéciaux israéliens n’est peut être pas aussi dénuée de fondement que ne le laissent penser certains intellectuels si on considérait les similitudes frappantes entre certains aspects et attributs du Salafisme et du Judaïsme, plus particulièrement l’obsession des détails ou de calculs fastidieux ayant peu de choses à voir avec le fond ou encore la focalisation sur l’aspect vestimentaire au détriment de l’aspect spirituel et spéculatif. Véritable ruine d’une religion basée que toutes les autres sur le savoir, la science et les valeurs spirituelles. A la tendance de certains Etats et autres groupes de pression de susciter des frictions et des scissions là où existent et cohabitent des communautés de confessions différentes (Chine, Nigeria, Liban, Indonésie, Caucase, Balkans, Inde, Soudan, Egypte) s’est substituée ces dernières années une autre tendance lourde consistant à créer des antagonismes au sein d’une même confession et à y alimenter des troubles dans le dessein d’atteindre des objectifs géostratégique. Il en fut ainsi en Irak où la guerre confessionnelle entre Sunnites et Chiites fit rage et faillit aboutir au morcellement de l’Irak en trois entités distinctes-projet sérieusement envisagé par l’équipe de Bremer, proconsul US de l’Irak post-Saddam mais abandonné en partie par crainte d’y voir une nette domination chiite renforcer l’influence de Téhéran, ce qui aurait fort déplu à Ryad, un des principaux alliés des Etats-Unis dans la région. Plus récemment en Iran, l’apparition au Sud-Est de ce pays de groupuscules terroristes armés se réclamant de la minorité sunnite de ce pays (9 à 10% de l’ensemble de la population iranienne majoritairement chiite) et leurs accointances avec les réseaux de contrebande au Pakistan voisin fut considérée par Téhéran de manipulation ourdie par les services spéciaux britanniques et US. Quoi qu’il en soit, le chef de ce groupe fut mystérieusement arrêté au Pakistan et remis aux Iraniens qui le condamnèrent à la peine capitale pour un nombre indéterminé d’attentats terroristes ayant causé la mort de centaines de personnes dont des officiels et des officiers des Gardiens de la révolution. Des années auparavant, les médias Russes n’avaient cessé d’insinuer que des services de renseignement de puissances étrangères étaient derrière les séparatistes Tchéchènes ; et un député de la Douma Russe y alla même plus loin en accusant nommément les Israéliens de manipuler les Islamistes de Tchétchénie, d’Ingouchie et du Daguestan à des fins obscures. Dans le même contexte, des officiels Chinois n’écartent nullement en privé la possibilité d’une conspiration élaborée par un ou plusieurs agences de renseignements étrangères visant à créer de toutes pièces un « maquis » séparatiste au Xinjiang ou Turkestan oriental en exploitant le ressentiment de certains Ouigours contre les Hans, l’ethnie majoritaire. D’autres pays comme le Pakistan instrumentalisent à leurs propres fins les clivages confessionnels afin d’y maintenir un équilibre précaire aussi bien sur le plan interne que sur le plan stratégique régional. Dans l’ensemble du monde musulman, de tierces parties tentèrent d’y creuser les clivages entre différentes tendances et dans ce contexte certains pays comme l’Arabie Saoudite, la Jordanie et l’Egypte jouèrent un rôle de premier plan en se faisant les relais de plans obscurs visant à instrumentaliser un schisme vieux de 13 siècles : la thèse du péril perse ou chiite a fini par ne convaincre que quelques islamistes influencé par le Wahhabisme et la doctrine salafiste dont les intérêts convergent encore une fois et fort paradoxalement avec ceux des conservateurs US pro-sionistes. Cette géopolitique des religions sert des intérêts bien temporels. C’est devenu autant un moyen de pression qu’un outil de combat. Même des pays à la composition assez homogène font désormais état de troubles et autres tensions confessionnelles. C’est le cas de l’Algérie, pays dont la population est majoritairement sunnite de rite Malékite. Après des attaques plus ou moins sournoises sur le terrain des libertés religieuses, champ de prédilection de l’action de certaines officines, c’est celui des tensions intercommunautaires ou bien la situation d’une «minorité » chrétienne en devenir (en fait il s’agit d’un courant moderne de l’évangélisme ayant très peu de choses à voir avec le Christianisme) qui sont brandis comme des épées de Damoclès sur une société Algérienne bigarrée et en perte de repères et n’ayant guère de capacité de réponse. La ferveur du fait religieux au Maghreb et sa propension à l’extrémisme fut instrumentalisée depuis très longtemps ; L’Afrique du Nord fut jadis chrétienne, certes, mais Donatiste. Le refus absolu de la notion de la trinité marqua le christianisme maghrébin et facilitera grandement plus tard l’assimilation de l’Islam. De la révolte des circoncellions au règne des confréries soufies en passant par le Kharidjisme, l’histoire religieuse du Maghreb fut celle d’une succession de révoltes, de séditions et de d’insurrections où l’utopie égalitaire et les formes primitives de démocratie en furent les causes sous-jacentes. D’où le risque réel afférant à cette question jusqu’à aujourd’hui. La création en Algérie d’un parti politique basé sur la religion vers la fin des années 80 fut perçu par des pays voisins comme la rupture d’un pacte tacite interdisant l’irruption de la dimension religieuse dans la sphère politique et ce, vu les antécédents historiques en la matière. Plus récemment, l’apparition des phénomènes sectaires, de façon plus prononcée en Algérie et au Maroc participe de la même logique : la prolifération des sectes évangéliques a très peu de choses à voir avec le Christianisme puisque elles relèvent plus du marketing religieux à visée lucrative que du véritable fait religieux. Il est assez paradoxal de voir des personnes dont les ancêtres ont été donatistes, adhérer à un ersatz de religion utilisant le Christ comme fond de commerce (alors que ce fut un révolutionnaire antimatérialiste) et prônant ouvertement les vertus du capitalisme sauvage. Mais l’enjeu n’est pas là. Le vacuum généré par l’histoire récente de l’Algérie et le démantèlement de l’ensemble des systèmes de valeurs, accentuée par la déliquescence et l’inadaptation d’un système d’enseignement détourné de sa vocation première de former des hommes doués d’une capacité de raisonnement et d’esprit critique pour ne former que des individus dépourvus de repères et quasiment sans aucune défense face à n’importe quelle courant ou croyance, est l’une des causes directes de ce phénomène. Indubitablement, d’autres facteurs aussi bien exogènes qu’endogènes exercent une influence plus ou moins grande sur ce phénomène et participe à la dissolution du discours cohérent en matière religieuse. La multiplication des sources de la Fatwa et son utilisation à des fins mercantiles via des chaines satellitaires et des sites internet est de nature à désorienter et à décaler le débat rationnel et objectif vers un brouhaha irrationnel et par-dessus tout passionnel. Il n’est pas étonnant de constater qu’un pays comme l’Algérie ne dispose pas d’une haute autorité chargé de la Fetwa alors que le poste de Mufti officiel existait bien avant l’indépendance. Cela pourrait éventuellement aider à éviter certains dérapages qui n’ont pas lieu d’être. Notamment celui ayant eu pour lieu la vallée du Mzab, réputée depuis des temps immémoriaux pour la paix et la concorde qui y règnent entre ses habitants venus de divers horizons (le Mzab fut depuis au moins le 10ème siècle une terre de refuge pour toutes sortes d’exilés). Il n’existe aucune raison pour que des communautés ayant toujours vécu en bonne intelligence entre elles commencent à s’entre-tuer pour un banal fait divers. Selon des informations recueillis en 2008, Ce dérapage dangereux au Mzab est étudié de très près par des chercheurs Européens financés par le MEPI (Middle East Partnership Initiative) et évoluant entre la Kabylie, le Grand Sud et le Sahel, risquerait malheureusement de se reproduire ailleurs, notamment à Adrar et surtout à Tamentit. Albert Sauvy décréta au siècle dernier que le siècle suivant, c’est-à-dire celui dans lequel on vit sera religieux ; le philosophe Roger Garaudy également. A l’évidence, il l’est. Sauf que sous la notion de guerre religieuse se cache d’autres intérêts plus prosaïques et moins avouables, dont la nature est inhérente à la cupidité naturelle du système d’exploitation économique dominant la planète et que certains veulent à tout prix imposer comme un nouveau dogme religieux avec ses rites, ses temples et ses grands prêtres, gardiens du nouvel ordre établi.
Par Wissem Chekkat - Publié dans : Actualité
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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 17:41

Neuf ans après le début de l’intervention US en Afghanistan et la chute du régime des Talibans qui en a résulté, l’état de ce pays enclavé, situé au point de jonction de l’Asie centrale et du sous-continent indien, demeure pour le moins instable. ied afg

 

Malgré les immenses efforts militaires et financiers des pays de la coalition dirigés par les USA, deux processus électoraux visant à consolider et légitimer un pouvoir à la tête duquel a été nommé un membre de la plus importante ethnie du pays mais dont les principaux postes sécuritaires demeurent aux mains de la minorité Tadjik, le déploiement de l’OTAN, l’usage de nouvelles technologies militaires et de tactiques adaptés inédites, divers plans visant à gagner les cœurs et les esprits des populations otages du conflit dans le plus pur style de la contre-insurrection et de la guerre psychologique, l’Afghanistan continue à constituer un véritable casse-tête stratégique et géopolitique et probablement un enjeu sérieux pour l’OTAN dont la survie ne dépends désormais que d’une hypothétique victoire sur le terrain. En face, des groupes divers réunis sous le nom générique de Taliban selon la terminologie consacrée par les médias, assez mal armés et passablement structurés, mais qui ont pu s’adapter et exploiter les erreurs et les bavures de leurs adversaires, particulièrement au sein des populations rurales, ont réussi à ne pas disparaître et à mener des attaques continuelles aussi bien sur les bases avancées de l’ISAF et de l’OTAN que celles de l’armée et de la police afghanes mises sur pied par les occidentaux à un coût exorbitant. Au premier abord, ce conflit s’apparente à celui, classique, d’une guerre coloniale. Cependant il en diffère par l’influence du voisinage géostratégique et les enjeux à visée globale. Il constitue indubitablement un paradigme de guerre asymétrique. Pour certains, Il s’agit d’un conflit de 5ème génération ou G5G. Une série d’erreurs politiques et stratégiques, conjuguées à la nature de l’humus local et particulièrement les structures socio-psychologiques des populations Afghanes rendent désormais toute victoire purement militaire des forces de l’ISAF et de l’OTAN totalement hors de portée. Une telle perspective demeure impossible à admettre pour une bonne partie de l’establishment US et plus particulièrement pour ses factions représentant et défendant les intérêts de ce qu’on appelle le complexe militaro-industriel. De fait, si ce conflit représente un dilemme majeur pour les l’ISAF, il remet en cause l’existence même des fondements de l’OTAN.

 

L’intervention militaire US en Afghanistan et en Irak consacre un changement de paradigme assez important : le concept de guerre de 4ème génération ou G4G ou celui de la guerre asymétrique opposant des brigades de combat interarmes compactes et ultramobiles dotées d’une réseautique et d’un armement de haute précision et dans lesquels les forces spéciales jouent un rôle de premier plan à des combattants irréguliers disposant d’armes légères assez obsolètes et démunis de toute couverture logistique. Or, l’incapacité de l’armée US et ses homologues de l’OTAN à venir à bout militairement de la résistance afghane a conduit les américains à envisager d’autres solutions impliquant la guerre psychologique, la propagande et la cybernétique. La rémanence du mouvement des Taliban et son activisme armé, stimulé par l’apparition d’un mouvement s’en inspirant au Pakistan voisin et plus récemment d’une insurrection similaire au Tadjikistan, l’escalade de la crise nucléaire entre la république islamique d’Iran et les USA sont autant de facteurs ayant contraint les américains à composer avec cette force. D’où les multiples initiatives afin d’instaurer dialogue direct lancés par le président Hamid Karzaï. Ce dernier est, malgré la cooptation qu’il a fait l’objet de la part des Américains est assez loin de faire le consensus aussi bien auprès de ses protecteurs qu’auprès des principaux chefs des factions Afghanes ou encore des Etats du voisinage, mais demeure l’unique option pour les stratèges US en l’absence d’alternative viable dans un environnement très délétère et corrompu marqué par le jeu cumulé et croisé des ingérences régionales multiformes et la passation de marchés douteux aux innombrables sous-traitants et autres contractants des grosses firmes des principaux pays de la coalition.

 

La résistance Afghane au gouvernement mis en place par les Américains ne se limite pas aux seuls Taliban même si ces derniers en constituent l’une des mouvances majoritaires. D’autres mouvements et partis comme le Hizb e Islami de l’ancien premier ministre Gülbuddine Hekmetyar y sont très actifs. Demeure la question problématique de la relation ambigüe et assez paradoxale entre les Taliban et ce que l’on appelle la mouvance d’Al-Qaida. C’est le refus des Taliban de livrer les deux chefs présumés de cette organisation aux origines obscures et fort controversés qui a déclenché le casus belli ayant amené les américains à attaquer ce pays et éliminer le régime des Taliban en tant que pouvoir d’Etat. Il semblerait qu’avec le temps, les Taliban se seraient démarqués petit à petit d’une organisation dont la matrice entretenait des rapports assez troubles avec la CIA.

 

L’Afghanistan demeure le premier producteur d’opium au monde et la production, temporairement freinée durant le bref régime des Taliban a repris et enregistre une hausse continue depuis 2002. Les Américains qui ont bien assimilé l’expérience Soviétique pour avoir pris une part active à la lutte des Moudjahidines contre l’Armée rouge, ont cru éluder bon nombre de problèmes auxquels étaient confrontés les Russes en tentant d’autofinancer le conflit par les revenus générés par la production d’opium. Cette tentative a détourné la vocation agricole et ruiné l’arboriculture de ce pays tout en permettant de consolider dangereusement le pouvoir des seigneurs de guerre locaux et autres chefs tribaux compromettant ainsi durablement les assises d’un Etat moderne au profit d’une féodalité armée dotée d’apanages entiers et peu soucieuse d’un pouvoir central incapable d’avoir le monopole légitime de la violence. Le renforcement du pouvoir des chefs tribaux dont une partie siège à la Loya Jirgha a été aggravé par l’immense gaspillage de ressources qu’a accompagné la constitution des forces de la police (Afghan National Police ou ANP) et de la nouvelle Armée (Afghan National Army ou ANA) Ces forces dont l’armement assez hétéroclite a fait l’objet de multiples octrois de marché douteux n’ont cessé de constituer un cauchemar permanent pour Kaboul : désertions, vente et trafic d’armes, infiltration par des éléments proches des Taliban et de leurs alliés, absentéisme, non assimilation des tactiques étrangères à la mentalité Afghane acquises au cours de l’instruction, corruption, racket, passivité volontaire lors des combats, etc. La nomination du Général Petraeus à la tête du commandement en Afghanistan s’inscrit dans une logique d’Afghanisation du conflit en créant comme en Irak des milices populaires prébendées aux effectifs bien plus supérieurs que ceux de l’insurrection. Cette stratégie dite des «Sahwa» (ou sursaut) si elle a fait ses preuves en Irak et ce, pour de multiples raisons spécifiques relatives à la composition et à la mentalité de la société irakienne, est loin d’être probante dans le cas Afghan. Elle risque même de consacrer ce que l’on pourrait appeler la guerre sociale ou le retour à l’état ante-bellum marqué par la lutte des factions sur fond de divergences ethniques alimentés ou pas par le voisinage régional.

 

L’une des raisons majeures de l’échec de l’option militaire comme stratégie de sortie de crise en Afghanistan est le rôle joué par les acteurs régionaux voisins et dont les intérêts tantôt divergents, tantôt convergents en fonction de la stratégie de l’hyper-puissance mais également des interactions inter-régionales induites par le conflit et ses répercussions. Le rôle clé du Pakistan est plus que déterminant et ce, depuis le début de l’intervention US. Si l’ex-président pakistanais Pervez Musharraf a su jouer sur tous les tableaux et souvent pu dévier ou du moins reporter les pressions de l’hyper-puissance US sur les thèmes régionaux comme la tension indo-pakistanaise, l’insécurité interne, l’alliance avec la Chine tout en tentant de tenir l’Inde éloignée de son voisin du Nord ou en entretenant des liens avec les Taliban tout en coopérant avec les Américains, son successeur s’est avéré encore plus ambigu : l’apparition fulgurante d’une insurrection pro-Taliban dans les zones tribales et au-delà a d’autant plus inquiété les pays occidentaux que le Pakistan est détenteur de l’arme de dissuasion suprême. Le Pentagone s’est efforcé d’y recourir aux dernières technologies pour éliminer ce qu’il définit comme des cadres de l’organisation connue sous l’appellation d’Al-Qaida et c’est dans ce cadre qu’opèrent les drones de combat au dessus du Pakistan. Ces drones ont en effet connu une évolution spectaculaire puisque ils peuvent désormais chasser en meute et synchroniser leurs attaques avec une redoutable précision ; le nombre de tués par les missiles tirés à partir de drones US est non seulement en hausse constante mais les opérations deviennent de plus en plus sophistiquées. En parallèle, les lignes d’approvisionnement logistique passant par le Pakistan sont régulièrement perturbées, voire invariablement rackettés ; les flux de transmissions vidéo en temps réel des drones ont pu être piratés à l’aide de logiciels gratuits disponible sur internet tandis que les chefs tribaux multipliaient l’octroi d’informations plus ou moins douteuses aux Américains en échange de «primes» de plus en plus élevées.

 

L’attitude et le rôle des services pakistanais (Interservices Intelligence) demeurent sujets à controverse d’autant plus qu’on leur impute un rôle dans la formation initiale du mouvement des Taliban et son développement. Indubitablement, les investissements indiens en Afghanistan ont poussé les pakistanais à réagir via leurs relais traditionnels dans ce pays afin d’éviter d’être pris en étau. Par ailleurs, l’exploitation de certains documents publiés par le site Wikileaks laisse transparaitre de troublantes accointances entre la CIA, l’ISI, le gouvernement de Karzaï et les Taliban.

 

Plus récemment, il semble que l’insurrection en Afghanistan a fait des émules dans le Tadjikistan voisin après le Pakistan. La Russie et la Chine suivent de très près la situation dans ce pays, laquelle peut générer pas mal de problèmes à la périphérie immédiate de ces deux pays en plus du désagrément de voir le stationnement de forces US et Atlantiques devant leurs portes respectives.

 

La présence sur le terrain des Armées de plus d’une trentaine de pays, des meilleures unités de montagne et des forces spéciales des principales puissances industrielles n’a pas eu l’effet escompté sur le plan militaire. La contre-insurrection se heurte à un facteur : la présence des forces Atlantiques et Européenne est perçue par la majorité des populations Afghanes comme une occupation étrangère.

 

On peut assumer sans crainte d’être contredit par les évènements qu’aucune Armée étrangère n’a réussi à imposer un ordre durable à Kaboul. Or, la tendance actuelle des Américains et leurs alliés est de focaliser sur une solution militaire comme seule voie de sortie de ce conflit. D’où le constat d’échec même si on ne sait pas pour le moment le degré de réussite d’un plan visant à créer, armer et financer des milices anti-Talibans activant comme forces supplétives des forces étrangères et celles de l’ANA.

 

Ce conflit initié à l’ère de l’administration de l’ex-président Bush et qui est actuellement géré par son successeur, le président Obama a déjà induit une radicalisation au sein de la société américaine. L’impossibilité de se désengager de ce conflit sans pour autant perdre la face en dépit des sommes colossales dépensées à cet effet a conduit de nombreux américains, en plus de l’effet de matraquage médiatique à tendance islamophobe, à considérer qu’ils étaient en guerre contre l’Islam.

 

Sur un plan stratégique, la guerre d’Afghanistan est celle de l’asymétrie : celle de la cybernétique de combat face à la guérilla en réseaux ; durant ce conflit qui dure maintenant depuis neuf ans, les Taliban ont réussi à ne pas disparaître. Ils se sont adaptés et ont changé leurs armes (notamment en abandonnant les munitions 7,62 mm de leurs fusils d’assaut pour le 5,56 mm standard de l’OTAN) et grandement perfectionné les IED (Improvised Explosive Devices), leur principale arme contre les véhicules ultra-blindés des forces de l’ISAF et de l’OTAN. Leur capacité de manœuvre, réduite à néant par l’usage massif d’hélicoptères de la coalition ainsi que par les technologies RFID (Radio Frequency Identification) dont sont dotés les soldats de la coalition afin de prévenir leur kidnapping est en train d’augmenter. L’usage intensif de technologies onéreuses par les USA (avions hybrides V-22 Osprey, Drones Predator II, missiles et obus intelligents, blindages spéciaux, détecteurs d’engins explosifs improvisés, canons aéroportés, myriade de satellites d’observation, etc.) n’a pas permis de garantir un avantage décisif aux forces de la coalition.

 

De toute évidence, la présence US et Atlantique en Afghanistan ne se limitera pas-en ce qui concerne le champ opérationnel de leurs activités-aux limites territoriales de ce pays et englobera les régions frontalières du Pakistan, de l’Iran et des Républiques d’Asie centrale si le mouvement insurrectionnel qui s’est enclenché au Tadjikistan pourrait prendre plus d’ampleur pour constituer une menace régionale. Ce qui heurterait frontalement les intérêts géostratégiques de la Russie dans ce qu’elle considère sa basse-cour d’un côté et d’un autre, mener le Pakistan au seuil d’une implosion d’autant plus redoutable qu’elle puisse être susceptible de modifier le rapport de force avec son voisin indien et par ricochet avec la Chine. De son côté, la république islamique d’Iran en prise avec diverses tentatives de déstabilisation interne et soumises à d’intenses pressions externes verrait le désordre se propager dangereusement sur son flanc oriental et même septentrional après s’être propagé à son ponant.

 

Pour des raisons géopolitiques propres aux grandes puissances, l’Afghanistan n’a pas connu la paix depuis plus de trente ans. Il aura connu l’intervention des forces militaires des grandes puissances du moment en commençant par l’intervention soviétique de 1979 jusqu’à l’intervention des armées de l’ensemble des pays du monde industriel entamée en 2001 sous un prétexte assez vague suite à la destruction non encore élucidée des deux tours jumelles du World Trade Center. Le concept illogique de guerre globale contre la terreur lequel s’assimilait à une guerre sans fin en contradiction avec les rudiments de la stratégie ne servait que des intérêts économiques spécifiques en relation avec la recherche perpétuelle de nouveaux marchés. Victime de sa position géographique stratégique au carrefour des grandes puissances de demain et à la périphérie des principaux points focaux des conflits mondiaux, l’Afghanistan ne connaîtra pas la paix de sitôt, puisque les puissances qui y maintiennent des troupes ne peuvent plus décider de leur retrait sans préjudice pour leur image et encore moins continuer à participer à un conflit où la notion même de victoire semble élusive et non définie. C’est le piège Afghan. Ou l’impossible désengagement.

Wissem Chekkat

Par Typhoon75 - Publié dans : Actualité
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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 00:31

 

 

En l’espace de moins d’une année, deux faits en apparence non liés ont focalisé l’attention sur l’usage de nouveaux outils à des fins politiques et/ou idéologique en redonnant raison à une thèse chinoise apparue en 1997 sur la guerre sans limites selon laquelle les acteurs étatiques mais également non-étatiques auront de plus en plus recours à la guerre multidimensionnelle et tout azimuts pour imposer leurs volonté ou défendre leurs intérêts vitaux...

Suite sur le lien d'Algérie-Focus

Par Wissem Chekkat - Publié dans : Actualité
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Dimanche 30 mai 2010 7 30 /05 /Mai /2010 20:47

 

Les israéliens auraient opté pour un acte de piraterie en mer pour arrêter une flotille humanitaire européenne initiée par une ONG turque voulant rompre le blocus de Gaza.


La flotille d'aide humanitaire à destination de la bande de Gaza, englobant sept navires sur lesquels ont pris place près de 700 personnes en provenance d'une quarantaine de pays se dirige, aujourd'hui 30 avril 2010, vers les limites des eaux internationales de la bande de Gaza, soumis à un blocus strict de la part d'Israël depuis 2007.  Du côté israélien, c'est l'alerte générale tant au plan diplomatique que militaire puisque la plupart des experts estiment que la bataille se livrera sur le plan de l'image, terrain sur lequel Israël risque très gros, étant déjà très mal vu par la communauté internationale depuis les atrocités de la guerre de Gaza.


Il est à rappeler que les israéliens ont multiplié des communiqués dans lesquels ils tentent d'assimiler l'ONG turque à l'origine de cette initiative ainsi que l'ONG Free Palestine à des organisations terroristes.Des facilités ont été aménagés au niveau du port d'Ashdod ou Asdod, au Sud d'Israël pour l'internement, la fouille et l'interrogation des militants humanitaires avant leur rapatriement.


Des navires affrêtés dans cette mission humanitaire essentiellement européenne, on compte un navire de type cargo, acquis par des fonds algériens ainsi qu'un navire koweitien.


La bande de Gaza demeure soumise à un des plus durs blocus de l'histoire par Israël et son allié régional, l'Egypte depuis la pris du pouvoir du Hamas dans cette enclave en juin 2007. Un blocus ponctué quotidiennement par des raids aériens visant ce qui demeure des infrastructures et les populations ainsi que des tirs sporadiques de sniper.


Depuis trois jours, les communications entre les militants associatifs étrangers à bord des navires de la flotille humanitaire-dite flotille de la liberté- et l'ensemble du monde sont brouillées par les israéliens. On impute également aux services secrets israéliens plusieurs tentatives d'infiltration et le sabotage 'au moins deux navires.


Un acte de piraterie en Méditerranée orientale commis par Israël embarasserait peu le gouvernement extrémiste de Tel-Aviv mais l'isolerait encore plus sur la scène internationale, notamment après l'appel de la Conférence de révision du Traité de non-prolifération nucléaire à un proche-orient dénucléarisé où Israël a été évoqué comme étant le seul pays qui refuse l'adhésion au Traité et à refuser toute inspection internationale de ses sites nucléaires.

Par Typhoon75 - Publié dans : Actualité
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Dimanche 30 mai 2010 7 30 /05 /Mai /2010 00:01

Depuis le 25 mai 2010, des forces spéciales égyptiennes, soutenues par l'artillerie,  des blindés et des hélicoptères, tentent de reprendre le contrôle de la région centrale de la péninsule du Sinaï, aux mains des tribus bédouines armées dont le soutien à l'enclave assiégée de Gaza dérange au plus haut point Le Caire et Tel-Aviv. 


D'après des informations, les combats font rage entre des membres de ces tribus et l'armée égyptienne. La violence des affrontements a contraint les militaires égyptiens à se replier le 29 mai 2010, sur la ville d'Al-Ariche, pour se réapprovisionner en munitions et attendre des renforts.


Ce n'est pas la première fois que les troupes égyptiennes s'accrochent avec les bédouins du Sinaï; de fréquents affrontements sont rapportés et souvent mis sous silence depuis 2008. Le Caire soupçonnant les tribus bédouines du Sinaï d'être impliquées dans un trafic d'armes en direction du Hamas. 


Quelques tribus bédouines du Sinaï jouent un rôle important dans la contrebande trans-frontalière vers la bande de Gaza en y acheminant des produits alimentaires, des matériaux de construction et des outils. La bande de Gaza demeure soumise à un embargo total de la part d'Israël et de ses alliées dans la région depuis la prise du pouvoir du Hamas dans cette enclave en juin 2007. Ce dernier a réussi à soutenir, au prix d'effroyables pertes humaines et matérielles, un violent assaut général de l'armée israélienne en décembre 2008-janvier 2009, déclenchant une large réprobation internationale.   

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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 00:48

C'est un secret de polichinelle mais que peu de médias osent évoquer. Israël bénéficie d'un gigantesque pont aérien et maritime avec les Etats-Unis d'Amérique par lequel transitent des quantités illimitées d'équipements militaires et autres. Entamé il y a des dizaines d'années quand l'Etat sioniste se présentait comme la victime expiatoire de la vengeance des peuples qui l'entourent, ce pont s'est nettement renforcé depuis 2005 avec l'ouverture en plein désert du Néguev (Sud) de bases militaires secrètes américaines pour faire face à un éventuel barrage de missiles balistiques en provenance d'Iran, de Syrie ou du Sud-Liban.


Officiellement, les Etats-Unis d'Amérique fourniraient à Israël une aide financière traditionnelle comprise entre 3 et 10 milliards de dollars US par an. Cependant, officieusement, ce pays bénéficie d'un soutien financier quasi illimité au détriment manifeste du contribuable américain.


Le spectre d'un conflit entre Israël et l'Iran a exacerbé la paranoïa érigée en politique officielle du régime sioniste depuis sa création en 1948. La suppression de l'Irak en tant que menace potentielle de ce pays a ouvert la voie de l'hégémonie régionale au Moyen-Orient  à l'Iran mais aussi à la Turquie, pays membre de l'OTAN et allié des USA. Ce que le régime des ultras à Tel-Aviv n'arrive plus à tolérer. 

Par ailleurs, le comportement erratique et irrationnel de l'équipe actuelle de Tel-Aviv a jeté un sérieux coup de froid avec l'administration du président Barack Obama mais également avec une part grandissante de la diaspora juive dont certains membres sont traditionnellement favorables à Israël et qui ont de plus en plus de mal à se reconnaître avec ce qu'est devenu ce pays. 

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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 20:10

Dans un mouvement assez similaire aux accusations portées contre l'Irak de l'ex-président Saddam Hussein, Israël et ses relais internationaux accusent désormais le mouvement armé libanais d'obédience chiite, le Hezbollah, d'acquisition de missiles balistique de type SCUD de fabrication russe.

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La Syrie est dans le collimateur en tant que fournisseur présumé de ces missiles balistique de courte portée. Une accusation pour le moins grave pour laquelle le plus haut diplomate syrien en poste à Washington a été convoqué par le Département d'Etat US. 


Du côté de l'Etat Hébreu, où le gouvernement des Ultras de Benyamin Netanyahu ne cherche qu'un prétexte pour déclencher une guerre régionale aux conséquences plus qu'imprévisibles  en ce contexte international tendu marqué par la récurrence et la persistance de la crise et du dossier nucléaire iranien, la résurgence inquiétante de ce genre d'accusations non fondées fournit une raison de plus aux faucons de passer à une offensive militaire contre le Sud-Liban ou contre ce que les israéliens perçoivent comme ses alliés, la Syrie et l'Iran, ouvrant ainsi les portes de l'enfer.

 


   

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